Librairie Les Mots Vagabonds

"La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas" (F. Pessoa)

17 octobre 2009

Coup de foudre pour Bay City

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[ Le ciel de Bay City - éditions S. Wespieser - 21€00 ]

 

 

Je dois vous faire un aveu.

Depuis plusieurs mois déjà traine sur le bureau de mon ordinateur un fichier texte intitulé « Bay City ». Ce fichier est vide. Je ne suis pas encore parvenu à écrire une ligne sur ce livre pour alimenter le site.

Comment parler d'un coup de foudre ? Littéraire ou amoureux, l'alchimie créée ne peut facilement se définir. J'ai tenté de prolonger le monde de ce roman en interrogeant l'auteure, puis en mettant en page et en relisant sans cesse l'entretien réalisé avec elle, tout en sachant qu'il ne contenait plus de coquille. Mon dernier recours a été ce fichier texte. Ne pas faire d'article pour alimenter le site du magasin m'a un temps semblé un bon moyen de prolonger encore ce monde !

Mais, et c'est là sans doute l'apanage des grands textes, le monde d'Amy ne m'a pas quitté.

Plus qu'un « beau » texte, enfin, le ciel de Bay City me parait un roman riche d'un monde incandescent.

Mais je laisse le soin d'en parler à Martine Laval qui a évoqué avec une belle passion ce texte dans Télérama.

O.S.


Nous avons le plaisir d'offrir à tout acheteur du roman une plaquette hors commerce d'une vingtaine de pages, reprenant l'entretien que j'ai eu la chance d'avoir avec l'auteure...



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15 octobre 2009

Le noir soleil de la mort

Le très médiatique psychiatre américain offre avec ce livre une réflexion sur la mort, où le talent du conteur rejoint une réflexion philosophique...

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[ Le jardin d'Epicure - éditions Galaade - 22€90 ]

N'ayant jusqu'à présent pas eu l'opportunité de lire Irvin Yalom, je reconnais avoir longtemps réduit cet auteur à sa « carapace médiatique » de psychiatre-qui-écrit. Voici pourtant une belle réflexion sur la mort, illustrée de récits des thérapies qu'il a dirigées. S'il est vrai que l'auteur parfois, rend très pédagogiques ses réflexions, les récits qui composent ce livre et illustrent son propos témoignent d'un indéniable talent d'écriture. Très accessible grâce à un style limpide, le jardin d'Epicure n'en reste pas moins riche, lorsque l'auteur disserte sur la condition humaine et sur ses peurs. Irvin Yalom expose le parcours de personnages meurtris, ayant suivis une thérapie avec lui. Il explique ainsi la nécessité de l'acceptation de celle-ci, comme faisant partie de la vie. Loin d'être un texte triste ou pessimiste, le jardin d'Epicure nous met face à notre commune mortalité avec une grande humanité.

Convoquant tour à tour les grands philosophes de l'Antiquité et y mêlant ses propres réflexions, Irvin Yalom signe là un texte atypique, à mi-chemin entre essai et roman, et qui aborde l'angoisse de la mort d'un point de vue clinique, livrant des exemples précis avec une profonde empathie.

© Pages des libraires 2009

O.S

 

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09 octobre 2009

Carte postale d'Amérique

Barry Gifford réglant ses comptes avec l' « American Dream » visite toutes les couches sociales et démasque les mythes dans ces ébouriffantes nouvelles

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[ American falls - éditions 13ème note - 19€00 ]

Parution le 10 septembre

L'argumentaire de l'éditeur parle de ce livre en évoquant « l'Amérique sous microscope ». C'est exactement l'impression que le livre donne, mais il faut aussi évoquer la richesse des atmosphères, la précision de l'écriture et l'originalité des histoires... Chacune de ces nouvelles a un impact très cinématographique, ce qui n'est pas un hasard puisque l'auteur a plusieurs fois travaillé pour le cinéma, avec David Lynch notamment. L'univers de Lynch est en effet très proche de l'atmosphère des nouvelles d'American Falls.

 

Loin cependant d'être une simple succession de textes, l'ensemble relève d'une construction précise, et les échos de ces textes hanteront longtemps notre vision de l'Amérique. Tous les genres littéraires ou presque sont utilisés dans ces textes étonnants,  passant ainsi allègrement du romantisme au polar, de l'érotisme au fantastique.

 

Romancier, nouvelliste, poète, scénariste, Barry Gifford est un génial touche-à-tout, qui décortique l'humain avec une langue et une précision qui laissent pantois. Les lecteurs qui ont des réticences à lire des nouvelles tomberont forcément sous le charme d'American Falls, tant la construction de chaque texte est une mécanique parfaite !

© Pages des libraires 2009

O.S

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07 octobre 2009

Fragments d'une vie

Dans ce recueil de onze nouvelles introspectives, Margaret Atwood embrasse soixante ans d'une vie, entre petits faits et épisodes fondamentaux.

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[ Le fiasco du labrador - éditions Robert Laffont - 21€00 ]

 

Parution 17 septembre

Chaque nouvelle s'attache à un épisode-clé de l'histoire de Nell vu par elle-même ou à la troisième personne. Suivant les méandres de la mémoire, l'auteur canadienne passe d'une période à l'autre de l'existence de son personnage principal, dont elle façonne un portrait fragmenté. Une vie peut-elle se résumer à quelques aperçus? Margaret Atwood tire de ses mots l'essence de l'existence: les traumatismes et les rêves de l'enfance, le lien parfois si douloureux avec sa famille, les découvertes et expérimentations de l'adolescence, les compromis et projets d'adulte et, pour finir, les brumes de la vieillesse. Elle dissèque les relations de Nell avec son entourage pour en révéler la substance. On découvre ainsi Nell enfant et son attachement singulier à sa jeune sœur si fragile, arrivée sur le tard. Puis, Nell, adolescente, ses premières amours, l'impossibilité de contrôler un corps qui change, le regard des garçons. Sa vie d'adulte se trouve marquée par sa relation avec Tig, un homme marié et les rapports complexes qu'il entretient avec son ex-femme. Et c'est avec émotion que l'on tourne les pages de cet album intime plein d'humour où brille tout l'art inégalable d'Atwood à être universel.

 

© Pages des libraires 2009

C.B

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04 octobre 2009

A jouer avec le feu... on se brûle

GROS coup de cœur, car partagé par tous les membres de l'équipe !



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[ Le jeu de l'ange - éditions Robert Laffont - 22€00 ]

S'il y a bien un exercice difficile pour un libraire, c'est bien d'essayer de résumer un livre de Zafon !

Alors, après avoir longuement hésité, après avoir essayé d'écrire quelque chose, avoir raturé, s'être énervé, avoir recommencé, avoir failli passer l'ordinateur par la fenêtre du 1er, essayé encore...

On s'est dit qu'on allait juste vous dire ceci :

Si vous avez beaucoup aimé son précédent livre traduit : L'ombre du vent, vous n'allez pas être déçus du Jeu de l'ange !

Parce que c'est tout simplement formidable !

Le jeu de l'ange porte le même souffle romanesque, le même élan narratif, la même structure dense sans être confuse, bref... ce roman est absolument fabuleux !

Procurez-le vous vite !

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30 septembre 2009

Les prix

Voici les dates des prix littéraires pour 2009 :

* Grand prix de l'académie française : proclamation le 29 octobre

* Prix de décembre : proclamation le 29 octobre

* Prix Goncourt : proclamation le 2 novembre

* Prix Renaudot : proclamation le 2 novembre

* Prix Médicis : proclamation le 4 novembre

* Prix Fémina : proclamation le 9 novembre

* Prix Interralié : proclamation le 10 ou 17 novembre

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27 septembre 2009

La fourmilière humaine

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[ Comment les fourmis m'ont sauvé la vie - éditions Philippe Rey - 18€00 ]

Parution le 20 août


Disons-le d'emblée, Les fourmis est un roman souvent cru, dérangeant, mais très riche dans le sens où, proposant une vision pour le moins atypique de l'Amérique, l'auteur parvient à élaborer tout un monde.

Crane est une enfant non désirée qui vit avec ses frères et sœurs entre sa génitrice, celle des ses frères et sœurs, et leur géniteur commun. Une des deux femmes passe sa vie confite en dévotion, l'autre, entre sa lingerie et ses amants. Ils vivent dans une ville de ploucs au fin fond de l'Iowa. La force du livre tient dans le style très fort et très imagé, qui alterne un vocabulaire riche, et poétique.

Mais il vaut mieux découvrir au fur et à mesure les péripéties, et ne savoir de l'histoire que son ambiance pour mieux la savourer...

O.S

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26 septembre 2009

Marathon norvégien

Encore un coup de cœur de cette rentrée !

Varg Veum est de retour, en pleine forme et court même un marathon pour les besoins de son enquête, parsemée comme toujours de trop nombreux cadavres...

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[ Les chiens enterrés ne mordent pas - éditions Gaïa - 22€00 ]

Nous avions quitté Varg Veum après sa cure de désintoxication dans Fleurs Amères, et nous le retrouvons en pleine forme, pour une enquête à haut risque, plus politique que sociale, qui renouvelle ainsi la série. Varg Veum se retrouve dans une enquête complexe, trouvant sur son chemin des cadavres mais aussi des morts qui ne le sont finalement pas, cela jusqu'au dénouement pour le moins inattendu. Comme toujours, Veum est dépassé, beaucoup plus impliqué qu'il ne le voudrait. On retrouve aussi dans ce nouvel épisode, comme dans Anges Déchus, des souvenirs de la jeunesse de Veum, et le personnage s'étoffe, devenant ainsi plus attachant, grâce à ce passé recomposé.

Gunnar Staalesen est un auteur norvégien culte dans son pays et que les éditions Gaïa nous font découvrir au fil des ans. Explorant l'histoire de la Norvège -de Bergen en particulier-, la série explore le genre policier en le renouvelant. Délaissant les thèmes qui ont fait les beaux jours de la série, Staalesen développe des histoires plus complexes, plus politiques, en particulier à travers le  meurtre, bien réel, du Premier ministre social-démocrate Olof Palme en 1986.

Bref, un nouveau Varg Veum ne se raconte pas, en fait : il se déguste pour en garder le plaisir et l'inventivité, en écoutant Coltrane, Armstrong ou Brubeck !

© Pages des libraires 2009

O.S

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23 septembre 2009

Quand Alec rencontre Sue

Le mensonge et ses conséquences sont au cœur d'une intrigue qui suit successivement le parcours de deux personnages jusqu'au tête-à-tête final...

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[ Cartes postales de l'enfer - éditions Phébus - 19€50 ]

Parution le 27 août

« Les secrets...Nous en avons tous. Des cartes postales de l'Enfer - jamais envoyées, souvenirs de nos voyages d'ombre(...). » Ainsi commence le récit d'Alec qui, depuis qu'il est tout jeune, joue un rôle, biaise la réalité, s'invente une identité pour coller aux apparences. Parce que, tout d'abord, il n'a pas voulu décevoir ses parents et leurs attentes. Et puis, lorsqu'il devient décorateur d'intérieur, il se fait naturellement passer pour homosexuel, image conforme aux stéréotypes de son métier. Le jour où il rencontre Sumintra, d'origine indienne, il est submergé par sa beauté. Sue, elle-même, doit jongler avec la culture traditionaliste de ses parents et ses envies de femme moderne. Les deux jeunes gens vont alors commencer un bal masqué intimiste sur le thème de la tromperie. Ce nouveau roman de Neil Bissoondath, neveu de V.S. Naipaul, résidant au Québec, nous renvoie au problème de la liberté de l'individu dans des sociétés qui vouent un culte aux apparences, où il est si difficile d'échapper à son statut social et à son histoire familiale. Quand Sue trouvera le courage d'assumer ses envies, Alec, lui, ne passera pas la frontière de la réalité. Secrets et mensonges, vérités et conséquences : les masques tombent et le final stupéfiant laisse le lecteur pétrifié.

 

© Pages des libraires 2009

C.B

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21 septembre 2009

Hilton

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[ L'incendie du Hilton - éditions Albin michel - 15€00 ]

Parution le 19 août


Après Daewoo qui relatait un fait divers sur fond de crise économique, François Bon revient avec un « roman » plus léger inspiré par une expérience personnelle vécue lors d'un salon du livre à Montréal. Lors de son séjour, un incendie se déclare dans l'hôtel, le Hilton, où logent les écrivains. En quelques chapitres thématiques fragmentés, l'auteur restitue ce non-événement ,qui n'a pas fait de victimes, en l'agrémentant de réflexions sur la ville, Franz Kafka, les stages de récupération de points de permis, l'édition de livres...et bien d'autres choses.


C.B

Posté par lesmotsvagabonds à 01:02 - Rentrée littéraire septembre 2009 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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