Librairie Les Mots Vagabonds

"La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas" (F. Pessoa)

09 octobre 2009

Carte postale d'Amérique

Barry Gifford réglant ses comptes avec l' « American Dream » visite toutes les couches sociales et démasque les mythes dans ces ébouriffantes nouvelles

americanfalls

[ American falls - éditions 13ème note - 19€00 ]

Parution le 10 septembre

L'argumentaire de l'éditeur parle de ce livre en évoquant « l'Amérique sous microscope ». C'est exactement l'impression que le livre donne, mais il faut aussi évoquer la richesse des atmosphères, la précision de l'écriture et l'originalité des histoires... Chacune de ces nouvelles a un impact très cinématographique, ce qui n'est pas un hasard puisque l'auteur a plusieurs fois travaillé pour le cinéma, avec David Lynch notamment. L'univers de Lynch est en effet très proche de l'atmosphère des nouvelles d'American Falls.

 

Loin cependant d'être une simple succession de textes, l'ensemble relève d'une construction précise, et les échos de ces textes hanteront longtemps notre vision de l'Amérique. Tous les genres littéraires ou presque sont utilisés dans ces textes étonnants,  passant ainsi allègrement du romantisme au polar, de l'érotisme au fantastique.

 

Romancier, nouvelliste, poète, scénariste, Barry Gifford est un génial touche-à-tout, qui décortique l'humain avec une langue et une précision qui laissent pantois. Les lecteurs qui ont des réticences à lire des nouvelles tomberont forcément sous le charme d'American Falls, tant la construction de chaque texte est une mécanique parfaite !

© Pages des libraires 2009

O.S

Posté par lesmotsvagabonds à 02:04 - Rentrée littéraire septembre 2009 - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 octobre 2009

Fragments d'une vie

Dans ce recueil de onze nouvelles introspectives, Margaret Atwood embrasse soixante ans d'une vie, entre petits faits et épisodes fondamentaux.

labrador

[ Le fiasco du labrador - éditions Robert Laffont - 21€00 ]

 

Parution 17 septembre

Chaque nouvelle s'attache à un épisode-clé de l'histoire de Nell vu par elle-même ou à la troisième personne. Suivant les méandres de la mémoire, l'auteur canadienne passe d'une période à l'autre de l'existence de son personnage principal, dont elle façonne un portrait fragmenté. Une vie peut-elle se résumer à quelques aperçus? Margaret Atwood tire de ses mots l'essence de l'existence: les traumatismes et les rêves de l'enfance, le lien parfois si douloureux avec sa famille, les découvertes et expérimentations de l'adolescence, les compromis et projets d'adulte et, pour finir, les brumes de la vieillesse. Elle dissèque les relations de Nell avec son entourage pour en révéler la substance. On découvre ainsi Nell enfant et son attachement singulier à sa jeune sœur si fragile, arrivée sur le tard. Puis, Nell, adolescente, ses premières amours, l'impossibilité de contrôler un corps qui change, le regard des garçons. Sa vie d'adulte se trouve marquée par sa relation avec Tig, un homme marié et les rapports complexes qu'il entretient avec son ex-femme. Et c'est avec émotion que l'on tourne les pages de cet album intime plein d'humour où brille tout l'art inégalable d'Atwood à être universel.

 

© Pages des libraires 2009

C.B

Posté par lesmotsvagabonds à 01:30 - Rentrée littéraire septembre 2009 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 octobre 2009

A jouer avec le feu... on se brûle

GROS coup de cœur, car partagé par tous les membres de l'équipe !



9782221111697

[ Le jeu de l'ange - éditions Robert Laffont - 22€00 ]

S'il y a bien un exercice difficile pour un libraire, c'est bien d'essayer de résumer un livre de Zafon !

Alors, après avoir longuement hésité, après avoir essayé d'écrire quelque chose, avoir raturé, s'être énervé, avoir recommencé, avoir failli passer l'ordinateur par la fenêtre du 1er, essayé encore...

On s'est dit qu'on allait juste vous dire ceci :

Si vous avez beaucoup aimé son précédent livre traduit : L'ombre du vent, vous n'allez pas être déçus du Jeu de l'ange !

Parce que c'est tout simplement formidable !

Le jeu de l'ange porte le même souffle romanesque, le même élan narratif, la même structure dense sans être confuse, bref... ce roman est absolument fabuleux !

Procurez-le vous vite !

Posté par lesmotsvagabonds à 01:55 - Rentrée littéraire septembre 2009 - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 septembre 2009

Les prix

Voici les dates des prix littéraires pour 2009 :

* Grand prix de l'académie française : proclamation le 29 octobre

* Prix de décembre : proclamation le 29 octobre

* Prix Goncourt : proclamation le 2 novembre

* Prix Renaudot : proclamation le 2 novembre

* Prix Médicis : proclamation le 4 novembre

* Prix Fémina : proclamation le 9 novembre

* Prix Interralié : proclamation le 10 ou 17 novembre

Posté par lesmotsvagabonds à 01:03 - Rentrée littéraire septembre 2009 - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 septembre 2009

La fourmilière humaine

fourmismontsauv_vie

[ Comment les fourmis m'ont sauvé la vie - éditions Philippe Rey - 18€00 ]

Parution le 20 août


Disons-le d'emblée, Les fourmis est un roman souvent cru, dérangeant, mais très riche dans le sens où, proposant une vision pour le moins atypique de l'Amérique, l'auteur parvient à élaborer tout un monde.

Crane est une enfant non désirée qui vit avec ses frères et sœurs entre sa génitrice, celle des ses frères et sœurs, et leur géniteur commun. Une des deux femmes passe sa vie confite en dévotion, l'autre, entre sa lingerie et ses amants. Ils vivent dans une ville de ploucs au fin fond de l'Iowa. La force du livre tient dans le style très fort et très imagé, qui alterne un vocabulaire riche, et poétique.

Mais il vaut mieux découvrir au fur et à mesure les péripéties, et ne savoir de l'histoire que son ambiance pour mieux la savourer...

O.S

Posté par lesmotsvagabonds à 01:50 - Rentrée littéraire septembre 2009 - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 septembre 2009

Marathon norvégien

Encore un coup de cœur de cette rentrée !

Varg Veum est de retour, en pleine forme et court même un marathon pour les besoins de son enquête, parsemée comme toujours de trop nombreux cadavres...

staal

[ Les chiens enterrés ne mordent pas - éditions Gaïa - 22€00 ]

Nous avions quitté Varg Veum après sa cure de désintoxication dans Fleurs Amères, et nous le retrouvons en pleine forme, pour une enquête à haut risque, plus politique que sociale, qui renouvelle ainsi la série. Varg Veum se retrouve dans une enquête complexe, trouvant sur son chemin des cadavres mais aussi des morts qui ne le sont finalement pas, cela jusqu'au dénouement pour le moins inattendu. Comme toujours, Veum est dépassé, beaucoup plus impliqué qu'il ne le voudrait. On retrouve aussi dans ce nouvel épisode, comme dans Anges Déchus, des souvenirs de la jeunesse de Veum, et le personnage s'étoffe, devenant ainsi plus attachant, grâce à ce passé recomposé.

Gunnar Staalesen est un auteur norvégien culte dans son pays et que les éditions Gaïa nous font découvrir au fil des ans. Explorant l'histoire de la Norvège -de Bergen en particulier-, la série explore le genre policier en le renouvelant. Délaissant les thèmes qui ont fait les beaux jours de la série, Staalesen développe des histoires plus complexes, plus politiques, en particulier à travers le  meurtre, bien réel, du Premier ministre social-démocrate Olof Palme en 1986.

Bref, un nouveau Varg Veum ne se raconte pas, en fait : il se déguste pour en garder le plaisir et l'inventivité, en écoutant Coltrane, Armstrong ou Brubeck !

© Pages des libraires 2009

O.S

Posté par lesmotsvagabonds à 01:22 - Rentrée littéraire septembre 2009 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 septembre 2009

Petit résumé

... de la rencontre avec Minh Tran Huy à la librairie !

Ce fut une soirée bien plaisante, et tout ceux qui ont pu se joindre à nous étaient ravis à l'unanimité !

Rien ne nous fait plus plaisir, nous libraires, lorsque nos efforts sont récompensés de la sorte, car inviter un auteur ou un illustrateur est un gros et long travail !

Voici donc une petite interview de Minh, qui a si gentiment accepté de répondre à quelques-unes de nos trop nombreuses questions !


* Nous lui avons demandé comment elle envisageait son écriture.

Elle nous a expliqué que pour son 1er roman, La princesse et le pécheur, elle a  commencé à l'écrire à l'âge de 20 ans. De nombreuses années après, elle a décidé un beau jour de le peaufiner pour qu'il devienne quelque chose de précis, comme si elle avait conscience qu'il fallait qu'elle termine cet écrit pour le faire aboutir. C'est comme ça qu'elle s'est remise à écrire (car elle écrit depuis l'âge de 12 ans !) et qu'elle a pu publier son 1er roman. Pour La double vie d'Anna Song, elle s'est mise à l'écriture en 2007, et elle a travaillé sur ce texte jusqu'en 2008, où elle l'a remis à son éditeur. Tout s'est fait dans la foulée, sans discontinuité.

* Nous lui avons ensuite demandé comment elle s organisait pour écrire ?

Pour La double vie d'Anna Song, elle est partie d'un fait réel car elle souhaitait travailler sur le concept d'imposture. Elle a lu beaucoup d'articles de presse, et un jour son mari lui a mis sous les yeux le "cas" de Joyce Hatto et le scandale que cela a engendré dans le monde musical. Ce fut le départ de quelque chose. Elle a ensuite écrit au fil de l'eau, sans structure précise, ce qui n'allait pas très vite. Elle écrit sur son lit, le soir, après sa journée de travail à la rédaction. A partir du moment où elle a eu l'idée de la fin du roman et puisque elle savait où elle allait, tout s'est enchaîné très vite.

Ses romans ont tous un pied dans la culture vietnamienne. Nous l'avons interrogée pour savoir si elle se sentait un écrivain à double patrimoine, à la fois français et vietnamien.

Elle nous a répondu qu'elle pensait qu'on écrit pour combler des silences. Ses parents sont vietnamiens, ont vécu dans ce pays avant d'arriver en France. Sur leur passé, ils ne parlent pas. Elle a peut-être eu besoin (elle ne le sait pas trop elle-même, au fond) de combler ces silences et de trouver elle-même des réponses.

Il y avait aussi une question qui nous brûlait les lèvres : quel est son rapport à la musique, ayant fait un livre dont c'est quasiment le personnage principal !

Elle nous a avoué qu'elle jouait de la musique depuis qu'elle était petite. Elle a d'abord fait plusieurs années de violon, et, en voyant sa sœur faire du piano, elle s'est prise de passion aussi pour cet instrument. Elle a besoin que la musique soit très présente dans sa vie. Elle ne pourrait pas vivre sans. Avant d'écrire la moindre ligne, elle sélectionne des morceaux de musique qu'elle écoute en boucle pour lui donner une sorte d'impulsion. Puis, lorsqu'elle sature de les entendre, elle en choisit d'autres, et ainsi de suite. Elle n'écrit donc qu'en écoutant de la musique.

La dualité est au cœur de ce roman, jusque dans son titre. Au fond, on se demande si Anna et Paul ne sont pas le visage d'une seule et même personne !

Selon elle, Paul est le miroir de l'écrivain. Quelque part, Anna et Paul lui ressemblent. C'est comme s'ils étaient 2 morceaux d'elle-même.

Le journalisme est très important dans ce roman, et c'est bien normal car c'est avant-tout le métier principal de Minh !

Le métier de rédacteur d'une revue littéraire est un métier qui, bien qu'étant du journalisme, il n'y a pas vraiment de règle. Si elle a naturellement inséré des coupures de presse dans La double vie d'Anna Song, c'est tout simplement parce qu'elle a pris connaissance du fait réel dont elle s'est inspiré... en lisant un article !

* * *

Minh, merci encore pour cette belle soirée ! Et qui sait, à bientôt aux Mots Vagabonds...

Comme d'habitude, plein de photos dans l'album à droite !

 

Posté par lesmotsvagabonds à 01:03 - Interviews d'auteurs/ illustrateurs - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 septembre 2009

Quand Alec rencontre Sue

Le mensonge et ses conséquences sont au cœur d'une intrigue qui suit successivement le parcours de deux personnages jusqu'au tête-à-tête final...

cartespostales

[ Cartes postales de l'enfer - éditions Phébus - 19€50 ]

Parution le 27 août

« Les secrets...Nous en avons tous. Des cartes postales de l'Enfer - jamais envoyées, souvenirs de nos voyages d'ombre(...). » Ainsi commence le récit d'Alec qui, depuis qu'il est tout jeune, joue un rôle, biaise la réalité, s'invente une identité pour coller aux apparences. Parce que, tout d'abord, il n'a pas voulu décevoir ses parents et leurs attentes. Et puis, lorsqu'il devient décorateur d'intérieur, il se fait naturellement passer pour homosexuel, image conforme aux stéréotypes de son métier. Le jour où il rencontre Sumintra, d'origine indienne, il est submergé par sa beauté. Sue, elle-même, doit jongler avec la culture traditionaliste de ses parents et ses envies de femme moderne. Les deux jeunes gens vont alors commencer un bal masqué intimiste sur le thème de la tromperie. Ce nouveau roman de Neil Bissoondath, neveu de V.S. Naipaul, résidant au Québec, nous renvoie au problème de la liberté de l'individu dans des sociétés qui vouent un culte aux apparences, où il est si difficile d'échapper à son statut social et à son histoire familiale. Quand Sue trouvera le courage d'assumer ses envies, Alec, lui, ne passera pas la frontière de la réalité. Secrets et mensonges, vérités et conséquences : les masques tombent et le final stupéfiant laisse le lecteur pétrifié.

 

© Pages des libraires 2009

C.B

Posté par lesmotsvagabonds à 01:59 - Rentrée littéraire septembre 2009 - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 septembre 2009

Hilton

incedihilton
[ L'incendie du Hilton - éditions Albin michel - 15€00 ]

Parution le 19 août


Après Daewoo qui relatait un fait divers sur fond de crise économique, François Bon revient avec un « roman » plus léger inspiré par une expérience personnelle vécue lors d'un salon du livre à Montréal. Lors de son séjour, un incendie se déclare dans l'hôtel, le Hilton, où logent les écrivains. En quelques chapitres thématiques fragmentés, l'auteur restitue ce non-événement ,qui n'a pas fait de victimes, en l'agrémentant de réflexions sur la ville, Franz Kafka, les stages de récupération de points de permis, l'édition de livres...et bien d'autres choses.


C.B

Posté par lesmotsvagabonds à 01:02 - Rentrée littéraire septembre 2009 - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 septembre 2009

Un chouette marque-page...

Vous aviez été nombreux à venir admirer en novembre2008 l'exposition d'originaux

de la jeune et très talentueuse Sandrine Kao et vous aviez aussi été très nombreux à venir la rencontrer...

Elle a eu la gentillesse de créer pour nous une illustration exclusive !

Elle est actuellement déclinée en marque page...

marque_page_Sandrine_Kao_mini

N'hésitez pas à venir admirer l'original à la librairie !

Allez lui rendre visite sur son blog, et découvrez ainsi plein d'illustrations inédites et de projets superbes !

Et... petit scoop en passant,  les éditions Claire Vision lui ont demandé de réaliser

des cartes de vœux (religieuses et profanes), à découvrir très bientôt à la librairie !

Posté par lesmotsvagabonds à 09:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »