11 mai 2008
Révélations
Loïc Duret, qui est venu dans notre librairie samedi pour dédicacer son roman : Coup de chaud en Poitou, s'est laissé prendre au jeu d'une petite interview.
Pour vous, en exclusivité, quelques révélations sur sa manière de travailler :
* Quel a été le déclencheur de l'écriture, comment vous êtes-vous mis à écrire ?
C'est assez ancien. Tout jeune, j'aimais beaucoup lire, écrire des rédactions. J'ai toujours aimé ça. Et puis ensuite, plus grand, j'ai commencé à écrire des nouvelles. C'est comme ça que tout a vraiment commencé. En écrivant des textes courts, j'ai acquis de la méthode. J'ai fait (et je fais encore, d'ailleurs) beaucoup de concours littéraires. J'ai eu des prix, car en général, je suis classé au pire 5ème !
De fil en aiguille, je me suis mis à écrire des textes plus longs.
* Pourquoi écrire du polar ou en tous cas, des textes à suspens ?
J'aime partir d'une situation simple, assez banale, et insérer un élément qui va tout faire basculer : intrigue et personnages.
Pour vous donner un exemple, j'adorais quand j'étais gamin la 4ème dimension. Mes toutes premières nouvelles en sont très largement inspirées. J'aime la science fiction, le fantastique, car il y a un côté loufoque qui me plaît. J'ai toujours écrit des textes liés à tout cela. J'ai fait des nouvelles fantastiques pour des concours, dont l'une a été publiée notamment dans une revue belge sur le thème du vampirisme.
* Et pourquoi placer votre intrigue en Poitou ?
Je ne suis pas originaire de cette région mais j'y vis. J'ai placé des lieux de l'action à Montmorillon, car c'est la cité du livre et de l'écrit, et comme l'un de mes personnages dans le roman est dans ce domaine, ça s'est imposé tout seul.
Il y a aussi des actions qui se passent à Parthenay. C'est une vile où j'ai vécu, j'y ai donc tout un tas de souvenirs. Ca a donc une résonance particulière pour moi. Et puis c'est la ville du numérique, du monde virtuel. Complètement à l'antipode de Montmorillon ! Ce côté-là me plaisait : faire coïncider deux villes qui n'ont à priori rien à voir et qui se rejoindrait grâce à les personnages.
* Avez-vous des projets d'écriture ?
Je continue de faire des concours de nouvelles. Il faut savoir que l'écriture d'une nouvelle de trois à quatre pages c'est quatre mois de travail, à peu près ! Le plus long, ce sont les finitions : retravailler son texte, corriger les erreurs de cohérence, les fautes de frappe et d'orthographe, vérifier la construction logique, etc, etc... Donc tout ça me prend le plus clair de mon temps libre, car écrire n'est pas mon métier principal, je fais ça pour mon loisir. Je n'écris donc que le soir, ce qui me détend beaucoup.
Commentaires
excellent...
Excellente synthèse du contenu de nos échanges...
cordiales salutations,
L. Duret
Merci ! Si cela vous convient, alors tout est parfait !!
Bien cordialement,
Librairie Les mots vagabonds
L. et O. S.



